C’est la pensée qui compte

Sous-titré « Le pouvoir stupéfiant de l’esprit sur la matière », voilà le que je viens de lire. Serais-je en train d’explorer une nouvelle voie pour sauver le monde ?

Motivé pour le lire

Je vous le dis : je n’aurais pas lu ce genre de livre si on ne me l’avait pas offert. Mais que mes amis me proposent d’autres points de vue sur notre réalité, j’aime bien, ça excite ma curiosité, ça m’oblige à me poser la question : « Et si c’était vrai ? »

En l’occurrence, l’ouvrage nous parle de la puissance de notre esprit sur notre corps, sur notre entourage… et sur le monde ! On le doit à David R. Hamilton, présenté sur la quatrième de couverture comme un ancien chercheur dans l’industrie pharmaceutique, devenu depuis lors « conférencier motivateur ».

Les bonnes pensées font du bien…

Pour nous introduire dans son propos, l’auteur commence avec des faits que nous connaissons, pour leur donner un éclairage nouveau : la tristesse provoque des larmes, ou le drôle provoque le rire, la tristesse nous coupe la faim, etc. Autant de signes que nos émotions se traduisent en réactions dans notre corps, et on aurait tort d’ignorer ces mécanismes.

De même, l’effet placebo montre que l’esprit peut provoquer de lui-même une amélioration de la santé.

Mais l’auteur va plus loin : notre pensée influencerait notre environnement. Ainsi, des expériences ont montré que des plantes poussent plus vite quand elles reçoivent de « bonnes pensées », des bactéries peuvent muter par touché thérapeutique, des cellules peuvent augmenter leur taux de croissance sous la concentration de praticiens du Qi gong

Le livre regorge d’expériences troublantes, très bien référencées à la fin de l’ouvrage, et faute de pouvoir vérifier leur valeur scientifique (j’ai essayé, et vite abandonné), je ne ferme pas la porte à toutes ces théories… Jusqu’à un certain point !

… et sauvent l’Irak

Gènes, ADN, neuropeptides, vibrations, physique quantique : voilà quelques éléments scientifiques qui expliqueraient ces phénomènes.

En y ajoutant un peu de mystique, l’auteur franchit la ligne où mon scepticisme reprend le dessus, et c’est tant pis pour moi car : « les sceptiques n’obtiennent jamais de bons résultats » (p. 139). Pourtant, le scepticisme n’est-il pas le propre de la recherche scientifique rigoureuse ?

Soit, je résume : Hamilton nous explique que nous fonctionnons tous en réseau, échangeant inconsciemment des informations, ce qui nous donnerait le pouvoir de changer le cours des choses pour peu qu’on se donnerait la peine de penser positivement, ou d’imaginer ce que l’on veut obtenir.

Par exemple, un grand nombre de personnes aurait le pouvoir de modifier des événements mondiaux. C’est ainsi qu’une prière pour la paix, faite par plusieurs millions de gens en 2003, aurait incité l’ONU à opposer son véto contre une intervention en Irak !

Croyez-vous que les travailleurs de la sidérurgie pourraient changer leur sort par la force de la pensée ?
Croyez-vous que certains travailleurs pourraient changer leur sort par la force de la pensée ?

Cerveaux en réseau

De même, notre interconnexion à un inconscient collectif nous donnerait un savoir inné : c’est ainsi que nous savons inconsciemment que la pollution atmosphérique et la destruction des forêts amazoniennes détruisent les « poumons » de la terre ! (p.194) – Hulot, Greenpeace et Al Gore ne nous ont rien appris !

Et plus fort : certaines catastrophes seraient provoquées par la volonté inconsciente d’un Moi Supérieur en vue de nous « grandir » par des épreuves. Car « Rien n’arrive par accident dans un univers conscient. » (p. 172)

Tout cela a un côté biblique, et le Christ apparaît bien aux deux tiers du livre, cité en exemple pour ses miracles.

Tout est bon

Vous l’aurez compris, David R Hamilton m’a amené sur des chemins que j’évite d’emprunter, mais même si ma critique est sévère sur la fin, je dois reconnaître que son livre est « bon ». Il nous entraîne sur le positivisme, le partage, les bonnes intentions, l’amour de soi et des autres.

Je pourrais même prétendre avoir appliqué ses préceptes avec succès : en cours de lecture, mon épouse a attrapé la grippe, qui l’a cloué au lit durant une semaine. Le médecin lui avait dit : « Votre mari a une bonne constitution, mais il n’y échappera pas, car vous êtes hyper-contagieuse. » Quand elle me l’a dit, je sentais déjà les symptômes venir, puis je me suis repris en me disant « non, je n’aurai pas la grippe ». C’est une pensée que j’ai gardée tout le temps de sa maladie : aujourd’hui elle est rétablie, et je n’ai pas eu la grippe…

Mais contrairement à Hamilton, qui nous raconte beaucoup d’anecdotes de la sorte, ces expériences vécues ne suffisent pas à me convaincre. En fait, elles n’ont aucune valeur pour conforter des théories, et je m’expliquerai dans le prochain article : je n’en ai pas fini avec ce livre…

« C’est la pensée qui compte » (David R. Hamilton Ph.D.), 245 pages, éditions AdA

"Nos pensées, nos intentions, nos émotions et nos croyances contribuent toutes à créer ce qui nous arrive." (p. 153)

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